04 juillet 2008
Excuses
Au nom de la Cour et de sa Majesté, veuillez nous excuser pour le manque cruel d'actualisation du blog - enfin sous peu qu'on soit lu (merci TF) - mais pas de panique, nous reprenons petit à petit !
Que d'aventures à conter, de vocabulaires graveleux et autres à vous faire partager...
Quoiqu'il en soit, bonne lecture à tous !
- Prince -
Les tribulations de la Cour
Après avoir vécu une courte romance avec sa FNO, le Prince rompu. Se sentant à la fois désarmé devant pareil caractère (elle était très directive :p), devant peu de concessions (il n'en a pas fait non plus), un manque cruel d'accord entre les deux partis et les rumeurs sur le côté volage de la prétendante, la rupture fut inévitable.
Si dans les premiers temps, il prenait ça plutôt bien et clamait que chaque princesses pouvaient être remplacée, au même titre les gérantes de fan club pouvaient retourner à leurs labeurs ; le Prince n’était serein qu’en apparence. La demoiselle en question, elle, pleurait la rupture durant quelques jours. Puis, dans un élan de force, elle s'en remis ; au désespoir du Prince, qui, comme à son habitude, était emprunt à de la nostalgie. Rien, désormais n'arrivait à la distraire ! Et pourtant, la Cour redoublait d'effort ! On l'accoquina pourtant avec une jeune asiatique pour qui il s’était pris d’amitié depuis déjà deux ans. Aguicheuse et drôle, elle l’amusa un temps avant que ne revienne dans son esprit les pertes du passé : la Princesse Peach recommença à enter ses nuits, la princesse BN lui manquait sérieusement pour sa tendresse (et non son amour) et la FNO devenait de plus en plus présence dans son cœur…
Il était clair que le Prince s’ennuyait ! Il décida alors de partir se ressourcer quelques temps loin du tumulte de la Cour.
De son côté, la Conseillère retrouvait petit à petit ses manies du passé. Assagie un temps, au bonheur des domestiques, elle décida de diriger le château d’une main de fer ! En l’absence du Prince, parti à la campagne se ressourcer, elle sut parfaitement gérer les dossiers en attente et joua les « chevaliers servants » avec quelques dames de bonne famille dans le besoin. Malheureusement, elle aussi, comme sa Majesté, fut prise de nostalgie, et il fallait bien admettre que « la femme de sa vie », la seule ayant pu faire battre son cœur de pierre, lui manquait cruellement ! Néanmoins, elle décida pour un temps de laisser ses sentiments de côté pour mener diverses batailles. La première fut celle de virer quelques servantes, trop encombrantes, ainsi l’apprentie du troubadour fut chasser à coup de pieds ; le « ver de Terre » revenu supplié la Cour, fut renvoyé dans sa lointaine contrée ; la FNO fut interdite de séjour, quant aux dames de compagnie trop encombrantes et trop proche de la Conseillère, furent lapidées. Deuxième bataille, Dame Kiwi fit passer une loi contre l’infidélité, ne supportant plus le libertinage courant au château. Il eut plusieurs condamnations, instaurant un nouveau ménage parmi le personnel. L’ambiance devenait pesante au royaume.
Pour égayer l’ensemble, la Dame d’Honneur, bien joueuse ses derniers temps, proposa une fête. D’abord réticente, la Conseillère n’y vit pas d’inconvénient. Avec surprise, l’organisation fut-elle que le Prince était prêt à rentrer, mais retenu malgré lui par quelques affaires personnelles, il dut renoncer.
La soirée se passa tranquillement. Si Dame kiwi pestait dans son coin quant aux choix des chansons d’un troubadour loué pour l’occasion empêchant Dame Lili de pousser la chansonnette, les convives, intriguées par la non présence du Prince, s’amusèrent quand même. Ne souhaitant pas laisser la Conseillère boudée dans son coin, quelques invités se risquèrent à lui faire goûter la joie d’être « propulser dans les airs », en ne manquant pas bien entendu de crier « gloire à la Cour ». Dame Kiwi avait beau leur demander de la laisser au sol, n’étant pas un oiseau, ils ne l’écoutèrent pas. Alors que Dame Merguez s’étouffait à crier contre ces aventuriers, la Conseillère heurta malencontreusement un lustre dans sa folle envolée. Un cri d’effroi retenti alors au sein du Bal, et on conduisit d’urgence, Dame Kiwi dans ses appartements, où Dame Merguez lui prodigua quelques soins… De leur côté, la Dame d’Honneur jouissait de présences féminines à ses côtés et leur fit la lecture, ce qui étrangement réussissait à séduire l’entourage ; quant au Troubadour, elle sut séduire de sa lyre une jeune et belle demoiselle, qui souhaitant s’évader de la fête, tomba nez à nez avec Dame Lili dans le jardin. Le coup de foudre fut immédiat. La jeune ténébreuse ne résista pas longtemps à vouloir passer plus qu’une soirée avec la Troubadour. Cet amour naissant et réciproque redonna le sourire notre ménestrel.
A l’annonce soudaine de la blessure de sa Conseillère, le Prince peureux de perdre l’un de ses précieux alliés, rentra à la Cour en trombe. Il ne manqua pas au passage de ramener avec lui sa première dauphine, qui déprimait loin de la Cour et du jeune Prince Christopher.
De retour à la Cour, le Prince remercia la Dame d’Honneur des efforts perpétuels qu’elle faisait pour redonner au royaume un semblant de sourire et des nombreuses missives envoyées à sa fille aînée afin de la sortir de son cafard perpétuel. Il s’offusqua néanmoins que personne ne se soit plaint de sa non-présence au Bal, de ne plus recevoir de courriers de sa FNO et ne manqua pas de remarquer que la Baronne, comme à son habitude, rechignait à sortir de sa chambre où elle s’abrutissait de livres.
Arrivé au chevet de sa Conseillère, il lui prit la main, et se mis à jour sur son état de santé. Heureusement, la blessure s’avérait superficielle. Il la remercia aussi de toujours guider le royaume avec tant de ferveurs et d’acharnements, et lui promit de ne plus jamais la laisser aux mains de la Dame d’Honneur. Il lui accorda enfin quelques jours de repos, qu’elle refusa bien entendu. Il lui accorda alors de nouveau l’accès à son balcon privé où ils échangeaient auparavant quelques confidences.
De nouveau au royaume donc, il confia sa jeune fille à sa nourrice, pris soin de répondre à Dame Marion et Dame Morgane, qui lui avaient tenu compagnie lors de son exil, et se résigna à tenter de ne plus donner signe de vie à son passé. Pour le distraire, la Dame d’Honneur vint lui proposer sous les conseils de Dame Lili, une marche de fierté. Le Prince prit cela pour une invitation à montrer sa fierté d’être monarque et accepta volontiers quand on lui parla de nombreuses princesses, comtesses et autres duchesses présentes.
A sa grande surprise, le Troubadour mit ses plus beaux apparats et brillait de toute beauté parmi la foule. Le Prince se surprit à la trouver ravissante, et ne manqua pas de passer le reste de la journée à ses côtés, écoutant ses blagues et riant de bon cœur à ses chansons. Ce qui l’entourait ne l’intéressait guère, seule la compagnie de sa Cour, le satisfait. Il apprécia ainsi la présence de sa Dame d’Honneur qui avait su s’occuper de sa chère Dauphine. Ses pensées se tournèrent naturellement vers son enfant, qui avait passé si peu de jour en sa compagnie. Il regrettait déjà sa présence.
La marche se passa à merveille, mélangeant musiques, boissons et sourire. Le Prince y croisa Dame A., une dame de compagnie de la Princesse BN, qu’il n’avait pu revu depuis novembre dernier. Il en fut ravi. Il croisa aussi la Princesse BN, qu’il ne manqua pas de saluer d’une chaleureuse étreinte. Elle s’affichait dans de drôles de parures, ce qui fit sourire sa Majesté. Elle semblait à la fois distante et présente dans cette drôle de marche des fiertés. Ils se quittèrent rapidement…
La marche en question avait réuni grands nombres de personnes et comme pour le jour du carnaval, tous les statuts de la société se mélangeaient. Cela avait toujours amusé le Prince ce mélange des classes. Il trouvait cela particulièrement divertissants de voir certains badauds imiter la royauté et vice versa. La foule était transpercée de chars brandissaient de bien drôles de messages ; la musique enivrait la foule de son son électronique ; des sortes d’emballages colorés volaient dans les airs, attrapés par des mains impatientes ; la chaleur tapait sur les pauvres épaules de la Dame d’Honneur rougeâtre ; les participants étaient à la fois euphoriques et emprunts à quelques folies qui transparaissaient dans leurs mouvements épileptiques ; l’amie du troubadour se faisait silencieuse et le Prince se sentit apaisé.
La fête pris fin dans la calèche de sa Majesté qui la ramena avec le troubadour assoupie contre la vitre, tandis que la Dame d'Honneur se laissa bercer par la froideur d'une bonne douche.
13 juillet 2008
Doux mensonge - Act 1
Au matin.
Appartemment de la Conseillère.
Dame de Compagnie :
- Non, non mais arrête je ne suis pas comme ça
Conseillère :
- Et si tu le devenais ?
Dame de Cie :
- Ca n'arrivera pas..
Conseillère :
- Et pour moi ?
Dame de Cie :
- J'obtiens quoi en échange ?
Conseillère :
- Rien !
Dame de Cie :
- Laisse moi réfléchir
Conseillère :
- Je te mets au défit de me faire un truc fleur bleue
Dame de Cie :
- Un truc bien niais ?
Conseillère :
- Oui :-D
Dame de Cie :
- Eiffel Tower, flowers and ... fly boat ?
Conseillère :
- C'est un bon début
Du côté de la Dame d'Honneur.
Dame de Cie :
- Ca ne te fait pas bizarre ?
Dame Tati :
- De ?
Dame de Cie :
- Les revoir après tant de temps ?
Dame Tati :
- Non au contraire, puis ça ne fait pas si longtemps..
Dame de Cie :
- Et bien ça fait un moment qu'on n'a pas vu le Prince... quand aux autres...
Dame Tati :
- Ca sera l'occasion d'avoir plus de chose à raconter
Dame de Cie :
- C'est vrai... tu as l'invitation ?
Dans les catacombes, quelques accords de guitare suivi d'une basse raisonnent.
Bassiste :
- Je crois qu'on la tient
Troubadour :
- Oui ! Ca gère pour le prochain morceau !
Bassiste :
- T'es belle quand tu es satisfaite
Troubadour :
- O_ô heu... merci
La jeune femme brune s'approche et pose ses longs doigts sur la main du troubadour. Elle repousse délicatement ses cheveux en arrière et l'embrasse.
Troubadour :
- Tu es sûre de vouloir y aller ce soir... je.. je te force à rien
Bassiste :
- C'est pas mon truc ce genre de... réunion mais tu ne les as pas vu depuis longtemps, je...
Troubadour :
- Oui on s'est tous un peu mis à l'écart depuis que chacun bosse de son côté... j'ai l'impression de ne pas être sortie depuis un moment...
Bassiste :
- Le groupe d'abord, c'est ce que vous aviez décidé
Troubadour :
- Je sais
Quelques étages plus haut...
Secrétaire :
- Prince... rhm rhm, Prince pourriez-vous m'accorder un instant s'il vous plaît
Il décroche un instant ses lèvres de la jeune femme assise sur ses jambes.
Majesté :
- Plait-il ?
Secrétaire :
- Il reste quelques aménagements pour la salle, il faudrait que vous chekiez avec votre organisatrice
Prince :
- N'est-ce pas votre travail ?
Secrétaire excédée :
- Si mais il se trouve que vous monopolisez un peu trop la dite organisatrice !
Organisatrice :
- Bébé si tu veux un beau bal, il faudrait effectivement qu'on se bouge
Prince :
- Je n'y peux rien, tu as vu les regards que tu me jettes quand on est dans la même pièce ?
Organisatrice :
- Il faudrait peut-être alors pensé à se séparer
Prince :
- *petite tape sur les fesses* Bien, bien, au boulot alors ? Mais avant...
Il mordille le cou de la jeune femme et passe sa main sous son débardeur. La secrétaire frisctionne ses cheveux et grogne d'énervement avant de quitter le bureau du Prince.
Le soir...
Une douce musique mélangeant violons, flutes, piano et guitares enveloppe la pièce de sa chaleur. Les lumières nombreuses n'aveuglent pourtant pas les occupants de la salle et permettent à tous de s'observer à travers les trous fins de leurs masques. On se dévisage, on chuchotte, certains se reconnaissent, d'autres se cherchent.
Princesse M :
- Alors c'est ça... un grand bal organisé par le Prince Charmant
Princesse Blanche-Neige :
- Oui et j'ai confiance en lui pour que tout se passe à merveille. Il adore tout organiser...
Princesse M :
- J'ai hâte de le rencontrer depuis le temps, pourquoi a-t-il changé d'avis ?
Princesse BN :
- Aucune idée, il m'a juste dit y'a un mois "viens, je te promets que tu ne seras pas déçue"
Princesse M dégustant son verre :
- Tu m'dis quand il apparaît !
Princesse BN :
- Justement, je ne m'attendais pas à ce qu'il y'est autant de monde. Je sais à quoi il ressemble physiquement, je ne devrais pas avoir trop de mal à le repérer derrière un masque mais là je suis perdue...
Dans les coulisses.
Assistant 1 :
- Vous désirez être tenue au courant ?
Prince :
- Oui... si par le plus grand des hasards on avait réussi à l'atteindre, je veux qu'on m'appelle de tout urgence à son apparition
Assistant 1 :
- Très bien Majesté, je viendrais vous faire chercher
Près de l'escalier.
Troubadour :
- Ca me fait bizarre de rentrer par là... je veux dire d'être annoncée
Conseillère :
- Ha oui ça change d'être Dame Lili et plus simple troubadour !
Troubadour :
- Oh oui
La bassiste lui sert fortement la main.
Troubadour :
- Ca va aller, pas de panique
Bassiste :
- T'es drôle, je pensais pas passer par la grande porte moi, mais plutôt discrètement comme... tout le monde, tu vois ? Et là.. et puis danser... heu... *pars en courant vomir*
Conseillère :
- Elle va tenir le coup votre compagne ?
Troubadour :
- Elle est juste... timide :D
Dans les jardins.
Dame de Cie :
- Arrête de trifouiller ta robe comme ça !
Dame Tati :
- J'ai.. j'ai pas l'habitude de porter cette couleur
Dame de Cie donnant un baiser sur la joue :
- Ca te va très bien, tu es très belle
Dame Tati passe de nouveau sa main dans l'un de ses jupons de sa robe prune. Sa dame de compagnie lui prend la main et l'assoie sur l'un des bancs. Elles se regardent, se sourient et lèvent la tête vers les étoiles.
Dame d'Honneur :
- C'est un joli spectacle
Dame de Cie :
- Pas autant que celui qui se tient devant mes yeux
Dame d'Honneur trouvant la réplique toute faite ne peut s'empêcher pour autant de sourire. Elle se rapproche de sa dame de compagnie et se perd dans les étoiles.
Dans l'un des petits salons.
Organisatrice :
- Tu as l'air stressé
Prince :
- C'est un grand soir... et si ça ne marchait pas ?
Organisatrice ajustant la cravatte du Prince :
- Tout ira bien, ça fait 4 mois qu'on prépare cette soirée. Tout est installé et jusqu'à maintenant aucun tuile
Prince se raclant la gorge :
- Touchons du bois
Il se tourne vers la porte où la Courtisane entre.
Courtisane :
- Sympa le Prince =D
Organisatrice :
- Bas les...
Prince :
- Vous ici Courtisane, ne deviez-vous pas réunir votre groupe pour faire votre entrée ?
Courtisane :
- La diablesse m'a envoyé vous chercher, un problème avec la liste d'invités
Prince :
- Une blonde ?
L'organisatrice lance un regard furieux vers sa Majesté.
Courtisane :
- Pas à ma connaissance, enfin ça dépend de quelle blonde vous parlez (elle lance un regard dédaigneux vers l'organisatrice)
Prince :
- Bien, j'arrive...
La Courtisane prend appui sur l'un des pans de mur. Sa jupe échancré laisse apparaître le haut de sa cuisse. Elle regarde le Prince avec assistance.
Prince :
- O_ô Autre chose ?
Courtisane :
- Ha je vous attendais pour y aller avec vous, j'ai dit que je vous ramenais
Prince :
- Je sais où se trouve la Diablesse
Courtisane :
- Je dérange peut-être ?
L'organisatrice attrape par le bras la Courtisane et la jette dehors en claquant la porte et fermant le verrou à double tour.
Organisatrice :
- Elle m'agace ! ><
Prince :
- Laisse tomber. Avant elle n'aurait même pas fait attention à moi. Maintenant tu comprends j'ai changé physiquement alors je suis plus dans son style
Organisatrice :
- Justement, j'aimerai qu'elle garde ses yeux loin de toi
Prince :
- Elle ne m'intéresse plus... Et ce n'est pas parce que je peux avoir désormais qui je veux que je vais m'attarder sur elle
Organisatrice :
- Arrête de renier la personne que tu étais. Le physique ne fait pas tout, et elle te drague depuis cet aprem, elle va finir dans l'une des fontaines si elle continue, je me charge de lui rafraichir les idées !
Prince s'approchant de l'organisatrice :
- J'aime quand tu es jalouse
Organisatrice :
- Je sais =D
Prince :
- Je n'ai besoin que de toi ce soir et de personne d'autre... c'est à toi que je dois tout ça...
Dans les coulisses.
Dame Tati :
- Vous êtes prêtes ?
Dame Lili :
- Pas vraiment mais on fait ça pour le Prince
Conseillère :
- Assumons ! Nous sommes une Cour et nous sommes en tête d'affiche, ce soir on emmerde tout le monde et on se la pète !
Dame K. :
- Chérie ! Un peu de retenu ! On est pas là pour se battre !
Conseillère :
- Juste un peu... *yeux de bambi*
Dame K :
- Non, ce soir on est en "vacances" profitons !
Conseillère :
- M'en fous demain bateau mouche !
Dame K :
- Jte déteste !
Conseillère :
- Je sais =D
Dame C prenant la main de Dame Tati :
- J'ai jeté un coup d'oeil vite fait à la salle, y'a énormément de monde... *rougis*
Dame Tati :
- Tu as peur ?
Dame C. :
- Oui... je ne savais pas que c'était soirée "vaincons notre timidité"
Elles se mettent à rire.
Dame Lili :
- Quelqu'un a vu le Prince ?
Conseillère :
- Non il doit courir de partout... la première fois qu'il organise un si grand évènement tout seul, enfin presque tout seul
Dame Tati :
- Ca change ! C'est bien il devient.. adulte
Dame C :
- T'es méchante !
Dans la salle de bal.
Valet :
- Vos verres mesdames
BN :
- Merci bien. Dis, tu as vu le Prince ?
Valet :
- *tend son verre à la Princesse M. * Non, il doit se cacher quelque part ou courir quelque part. Vous avez vu ce monde ?!
BN :
- J'avoue je ne m'attendais pas à une si grande fête
Valet :
- Je suis impressionné, et il y'a des gens forts charmants *regarde autour de lui les invités*
Princesse M au valet :
- Ca fait combien de temps que tu n'as pas vu le Prince ?
Valet :
- Oh... ça doit bien faire 5 bons mois, pourquoi ?
Princesse M :
- Et toi bébé ?
BN :
- La dernière fois, ça doit remonter à cet été avant qu'on ne parte en vacances
Princesse M :
- Hâte de le revoir ?
BN :
- Je suis curieuse surtout...
Masques, faux semblants, riches, pauvres, tous se mélangent dans cet étrange bal aux allures modernes et médiévales. On se croirait presque au Carnaval où chacun échangeait son statut pour mieux se disperser dans la foule.
C'est alors que les Courtisanes firent leur entrée.
Doux mensonge - Act 2
Dame A, la bassiste :
- Elles me font peur..
Dame Lili :
- Qui ?
Dame A :
- La conseillère et sa compagne
Le troubadour se tourne alors vers les deux personnes visées.
La Conseillère porte une longue robe noire qui descend jusqu'à ses chevilles. Si un côté recouvre totalement sa jambe gauche, l'autre est ouvert sur toute la partie droite et remonte jusqu'en haut de sa cuisse, s'arrêtant à quelques dizaines de centimètres de son fessier. L'ensemble colle aux formes de Dame Kiwi et lui donne une allure à la fois aguicheuse et sexy. Elle pourrait très bien rivaliser avec la Courtisane si elle n'avait pas en elle cette classe inée qui chasse tout vulgarité à sa tenue. Ses cheveux tombant sur ses épaules recouvrent les fines bretelles de sa tenue et glissent le long d'elles pour que le regard se poursuive sur le léger décolleté. A ses côtés, Dame K. réajuste sa tenue. D'un noir aussi sombre que ses cheveux, la robe "Marylin" prend départ du haut de son cou pour former un V jusqu'au milieu du ventre où elle continue sa route pour se resserer la taille ; le bas plus relacher tombent jusqu'en bas des genoux.
Se sentant observées elles se tournent brusquement vers le troubadour qui s'empressent de détourner le regard.
Dame Lili :
- Oui, j'avoue, elles viennent de me foutre une sacré trouille... bonjour le regard...
Dame A :
- Oui ! Tout à l'heure je me disais que Dame K avait des yeux bleus très perçant, je pensais pas autant bien dire... Quand elle te regarde ça te.. glace le sang...
Dame C :
- Ha vous aussi vous trouver *chuchotte* Moi je ne me sens pas à l'aise quand K. me regarde, encore pire quand la Conseillère sourit...
Dame A :
- Elles font peur hein ?
Dame Tati :
- Normal, ce sont les nettoyeurs du Prince
Troubadour :
- Jamais vu... et pourtant j'en connais des Dames Pipi !
Gros éclat de rire de l'assemblée.
Dame Tati :
- Oui on sait, tu es abonnée !
Dame Lili :
- Oui bon j'y peux rien !
Conseillère :
- De quoi vous parlez ?
Ensemble :
- Heu... de rien *sourire crispé*
Dame K :
- Chut vous entendez ce bruit ?
Elle les jette ses yeux bleus dans le regard de chacun, leur glaçant de nouveau le sang. Plus personne n'ose dire un mot. A ses côtés, la Conseillère remarque que certains deviennent livide.
Dame Kiwi :
- Faite pas cette tête, on est en vacances, on tue personne ce soir
Dame K. :
- *lui donnant une tape sur l'épaule* T'arrête un peu ! Sois discrète !
Dame Kiwi :
- Non mais c'est la Cour, ils me connaissent bien
Dame K :
- Ventarde !
Dame Kiwi :
- Et c'est toi qui dit ça ? Et quand t'as poussé l'autre dans le caniveau en lui crachant dessus, tu crois que c'était discret ?
Dame K :
- Elle m'avait regardé de travers !
Alors qu'une chamaillerie commence dans le couple, au loin on entend la salle hurler ! Des applaudissements se font entendre.
Dame Tati :
- Y'a de l'ambiance dis donc !
Prince :
- Préparez vous ça va être à vous dans même pas dix minutes
Dans la salle.
En ligne, des femmes plus charmantes et aguicheuses les unes que les autres interprètent une chorégraphie destinée à les mettre en valeur pour la vente aux enchères qui aura lieu plus tard. Derrière elles, quelques hommes les accompagnent dans cette danse endiablée sur une musique entraînante contrastant avec la musique classique du début de buffet.
De gauche à droite, brunes, rousses, blondes, femmes, hommes se dandinent sous le regard médusé de la foule. Au centre, la reine des Courtisanes choisie par popularité au sein de la communauté. Sa chevelure blonde coupe l'air à chacun de ses mouvements de bas en haut. Elle se déhanche, ne manquant pas à chaque remontée de mettre en valeur ses fesses pour inscrire dans les esprits sa jetée de reins. Les plus fidèles clament son nom. D'autres restent bouche bée, et certains amis proches du Prince ne manquent pas de se moquer l'interpellant de noms.
Princesse BN :
- Je croyais que c'était un bal masqué, pas un bal à p*****
Baronne :
- La beauté n'est pas chose facile à aquérir, le Prince ne changera donc jamais... s'entourer de ses femmes.. elles resteront son péché mignon...
BN, sa dame de compagnie et le valet se tournent.
Baronne :
- Bien le bonsoir BN
BN :
- Heu...
Baronne *retirant son masque* :
- Baronne Dela Jaminati, vous m'avez donc si facilement oublié ?
BN :
- Oh je ne vous avez pas reconnu sous le.. masque (en fait elle ne s'en souvenait simplement plus, il lui a fallu un instant de réflexion pour se rappeler de qui il s'agissait)
Baronne :
- C'est bien le but, mais je tenais à vous saluer, un moment qu'on ne vous avait pas vu à la Cour.
BN :
- Je n'avais pu aucune raison d'y être...
Baronne :
- Oui, j'ai été très attristée quand le Prince vous a congédié
BN :
- *hausse les épaules* il ne m'a pas congédié, nous nous sommes séparés d'un commun accord
Baronne :
- Oui, oui c'est ce qu'on dit...
BN :
- Non c'est ...
Baronne :
- Vous souvenez-vous du Baron Wiliam Adixcion?
BN :
- *sourire crispé* (si sa mémoire avait fait un effort pour se souvenir de la Baronne, le Baron lui ne lui avait laisser aucun souvenir, elle fit une nouvelle fois semblant de le reconnaître) Bien entendu, comment allez-vous Baron ?
Baron :
- A merveille ! Je suis trop content d'être ici ! Le Prince a beau avoir mauvais goût en femmes *il regarde BN et se reprend* rhmm *raclement de gorge* en... courtisanes je veux dire, on ne peut pas lui reprocher pour ce qui est de faire la fête. Je n'aime pas trop ce style d'ambiance et j'avoue ne pas être fan non plus du costume protocolaire mais pour ce qui est de la nourriture et de la boisson, sa Majesté a un goût prononcé pour les bonnes choses. *il prend alors une bouchée de petit four avant de se rincer la bouche avec un grand verre de liquide marron*
BN :
- Certes. Je vous présente mon amie, la Princesse M. et mon bras droit, le Valet..
Baronne :
- Bizarre la musique s'est arrêtée
Les courtisanes et leurs cavaliers ont disparu pour se mêler, derrière des masques, à la foule. Dissimulés parmis eux, ils en profitent pour repérer les plus grosses bourses afin de savoir qui sera digne de les acheter pour la soirée. Tout à coup, les lumières s'éteignent plongeant la salle dans la pénombre. Les projecteurs se fixent alors sur l'escalier principal. Puis après avoir balayer les marches, les lumières s'arrêtent sur le maître de cérémonie. Un masque blanc sur le visage avec un bec à la place du nez lui donnent des allures de fantôme de l'Opéra. Son costume blanc le rend encore plus lumineux au contact des projecteurs. Une longue cappe noire recouvre son dos. Un micro à la main, il annonce :
- Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs, nous vous remercions d'être si nombreux pour ce bal de charité, et espérons que le buffet a su satisfaire votre appétit. J'ai l'honneur et le plaisir de vous présenter les prochains arrivants de la soirée. Soyez attentifs car si ce château appartient au Prince Lapinou, comme s'amusent à le surnommer quelques coquins, les personnes qui franchiront cet escalier en sont l'âme. Ne perdons plus de temps, voici la Cour !
Doux mensonge - Act 3
Si certains connaissent bien la Cour, d'autres non.
De plus, cela faisait plusieurs temps que le Prince n'avait organisé de festivité au sein de son château préférant se rendre aux fêtes d'autres monarques. Mais depuis environ 8 mois, sa Majesté s'était fait des plus discrète et personne ne savait vraiment à quoi elle ressemblait à présent. De déceptions amoureuses en déceptions amoureuses, on le disait devenu fou. Rien n'aidait à lui accorder un soupçon de bonheur puisque la Conseillère n'était que peur présente, la Dame d'Honneur avait laissé ses appartements au sein du royaume depuis longtemps, quant aux Dauphines, elles voguaient à leurs occupations. Seul le troubadour et le personnel de maison semblaient se plaire en ces lieux. Quant aux amis du Prince, ils avaient beau lui rendre visite, on n'en savait pas plus pour autant, chacun se taisait, on parla alors de maladie. Il eut le facteur qui un jour avait aperçu l'ombre du Prince ; une silhouette devenue si mince qu'il n'eut pu de doute, sa Majesté devait être malade. Et enfin, il y'a un mois l'annonce de cette soirée. Presque tout son entourage avait répondu présent et d'autres convives invités par politesse ou soucis de monnaie répondirent positivement. Le Prince ne manqua pas d'inviter des inconnus venus en masse par curiosité ou charité.
En haut de l'escalier.
Dame A :
- Je ne veux pas y aller
Dame Lili :
- On a pas le choix et tu étais d'accord cet après-midi
Dame A :
- Cet après-midi, la salle était vide, là il y'a au moins 200 personnes !
Dame Lili :
- Fais ça pour le Prince
Dame A :
- Là, à l'instant, tu vois le Prince je m'en fous un peu. A part venir nous dire "c'est à vous" on le voit pas trop, pourquoi il y va pas en premier d'abord ?
Dame Lili :
- Arrête de chouiner ! Ais un peu de couilles, on y va !
Dame A :
- C'est précisément parce que j'en ai pas qu'on est..
Dame Lili :
- Avance !
Dame A :
- Mais d'où tu tiens autant d'assurance ?
Dame Lili :
- 3 L de Bière à la Taverne avec mon compagnon de fortune ! *elle laisse échapper un rot* Pardon...
Dame A :
- Ha c'était ça la tâche sur ta cravate ?
Dame Lili :
- OUi, j'ai galette... *baisse les yeux*
Dame A :
- T'aurais pu m'emmener, je serais peut-être plus détendue..
Dame Lili :
- *sors de sa poche une petite gourde* Coktail radical d'après le tavernier mais je sais pas si ça fait vite effet...
Dame A :
- *attrape la petite bouteille et bois cul sec sous le regard stupéfait du troubadour, elle s'essuit la bouche avec ses mitaines en dentelles qui couvrent ses mains jusqu'au milieu de son bras* Haa, ça va un peu mieux
Dans la salle.
Maître de cérémonie :
- Et voici que s'avance Dame Audrey et Dame Lili !
En haut de l'escalier sous la lumière aveuglante des projecteurs, deux silhouettes filiformes s'avancent d'un pas peu certain.
Dame Lili :
- Bon faut.. faut pas tomber ! J'ai promis au Prince de pas.. de pas tomber...
Elles descendent avec une certaine difficulté les escaliers.
Dame A :
- Dépêchons-nous, j'ai la tête qui tourne, il faut... que... je m'assoie... ou que... je fonce directement aux jardins
Dame Lili :
- Hatons-nous alors, moi j'ai envie de pisser, j'aurais pas du plonger la tête dans le tonneau...
Princesse M :
- Le thème ce n'était pas "bal masqué" ?
Princesse BN :
- Si, mais maintenant je sais où se cache le Prince
Valet :
- Vous lisez pas le réglement de la soirée ? Seuls les gens de la Cour et les gens à la vente sont à découverts. On doit le respect aux gens de la Cour, mais leur rang ne sont pas indiqués donc on ne sait pas le respect qu'on leur doit, ils peuvent être Prince ou Princesse, Duc ou Duchesse... A part pour le Prince, ces gens là restent un mystère pour nous.
Princesse BN :
- Je ne vois toujours pas pourquoi il m'a invité
Dissimulés sous sa longue robe noire, les bottes de Dame Audrey peinent à se soulever du sol pour vaincre les marches. Dame Lili sert fortement sa compagne de peur de chuter à son tour ou de se prendre dans les plis de la robe de cette dernière. Le troubadour essait de ne pas trop regarder la foule, intimidé, et se fixe sur sa cravate qui se soulève et danse à chacun de ses mouvements. Sa chemise blanche semble soudain lui serrer fortement le cou, son pantalon appuie trop sur sa vessie et elle crispe sa main libre sur le pant de son gilet, l'autre coince ses doigts dans la mitaine dentellée de sa cavalière. Dame A. a la tête qui tourne, le cuir de ses bottes tente apparemment de se lier à sa peau. La bassiste a chaud et donnerait n'importe quoi, si elle le pouvait pour dévaler les escaliers à grand pas et sauter dans la première fontaine qui croiserait son chemin. Sa robe de velour est décidément trop épaisse pour cet saison, et elle regrette d'avoir absolument mettre une triple couche de maquillage autour de ses yeux pour se donner un effet "charbon", car elle sent que bientôt ce dernier viendra prendre domicile le long de ses joues. Insupportable, cette descente lui paraît durer des heures. Cinq marches... 4... 3...2..1 ! Enfin ! Applaudit par des gens qu'elles ne connaissent, elles se mettent toutes deux à sourire de façon peu naturel et se précipitent vers les jardins quand les projecteurs changent de compagnie.
De retour en haut des marches, voilà qu'on annonce "la Dame d'Honneur et sa Dame de Compagnie".
Une robe prune aux fines bretelles met en valeur les formes généreuses de Dame Tati, qui ne peut s'empêcher de rougir derrière son masque vénitien lorsque les yeux de la foule la déshabillent de haut en bas. Elle sert fortement la main de Dame C. qui est aussi terrifiée qu'elle à l'idée d'être au centre des regards. La lumière l'aveugle, elle ne distingue que des ombres. Sa robe devient alors pour elle trop courte, pas assez belle, puis c'est elle qui se sent toute petite face à cette foule. Le Prince souhaitait mettre en valeur sa Cour, et bien là, elle se sentait surtout juger et n'avait jamais connu sensation aussi désagréable. Pas facile pour deux timides d'être observée. Bien entendu, ces regards, elles en avaient pris l'habitude, les soirées, elles les connaissaient, mais ne sachant pourquoi, ces ombres en face d'elles dégageaint à la fois de la jalousie, de l'envie et une sorte de jugement.
Dame C :
- Plus jamais !
Dame Tati :
- Je confirme. Je penserai à tuer le Prince.
Dame C :
- Je t'aiderai
Dame Tati :
- On le noit ?
Dame C :
- Trop classique
Dame Tati :
- On l'étouffe avec sa stupide peluche !
Dame C :
- Trop horrible pour la peluche
Dame Tati :
- On l'empoisonne
Dame C :
- Trop mélodramatique
Pendant qu'elles cherchaient un moyen de se venger du Prince, les marches disparaissaient sous leurs pas. Elles arrivèrent plus rapidement que prévu à la fin de leur calvaire, et plutôt joyeuses d'avoir citer quelques façons farfelues de faire mourir sa Majesté.
Ce fut alors le tour de quelques barons, duchesses et autres gens ayant élus domicile à la Cour de descendre les marches faisant taire les rumeurs sur la désertion du royaume Lapinou. Exceptionnellement le Maïtre de Guerre et meilleur ami du Prince descendit les marches en compagnie de la Duchesse Nours et du Duc Vert, amis proches du Prince. Le premier portait un costume gris taillé sur mesure à sa corpulence ni trop fine, ni trop musclé malgré son statut d'homme de guerre. Sous ce costume argenté, assorti bien malgré lui à la robe tulipe de la Baronne, une chemise bleuté et bien entendu une cravate. Dame Nours, quant à elle, était vêtue d'une robe fourreau en dégradée de rose, sa couleur préférée. Sa démarche était élégante, on aurait dit une Princesse sortie d'un disney. A son bras, son fiancée, le Duc Vert. Un smoking le revêtait et lui donnait une allure de James Bond. Il s'était gentiment laissé faire quand sa moitiée lui avait noué son noeud papillon. Il n'était pas très fan, tout comme des cravates. Une légère barbe de trois jours lui donnait un côté viril et lui était autorisé. La différence de taille entre les deux protagonistes du couple laissait toujours autant perplexes les gens ; 40 cm et alors ? Mais ce petit "défaut" était vite oublié par l'imposante présence des trois personnages. Le Maître d'Armes et le Duc imposaient de leur grandeur, et la duchesse de son sourire charmeur.
Pour finir, avant l'arrivée du couple princier ce fut au tour de sa précieuse collaboratrice de faire son entrée.
Dame Kiwi :
- Et si on jetait une tête, ça impressionnerait non ? J'en ai plein dans mon placard, je peux monter en chercher une là-haut !
Dame K :
- *l'embrassant* Chérie, je pense que ça jetterait un froid certain parmis les invités
Dame Kiwi :
- Si on ne peut plus s'amuser...
Dame K :
- *l'embrassant de nouveau* Tais-toi, tu dis que des bêtises
Lorsqu'elles posèrent un pied sur la premier marche c'est comme si la foule ne pouvait plus quitter du regard le couple. Si leur beauté n'était plus à prouver, il était encore une fois démontré que c'était une beauté de glace. Les yeux bleus qui ressortaient par leur contraste lumineux face au vêtement sombre de Dame K. arrivaient à percer la pénombre de la pièce. Et lorsqu'elles abaissaient légèrement ses paupières pour fixer les convives au fond de la salle, certains en laissèrent tomber leur verre. A côté, la Conseillère était fort heureuse que sa compagne fasse une telle impression. On l'avait mainte fois envié mais jamais on avait réussi à lui voler. A Amsterdam, un homme en avait perdu une main, en Espagne un groupe s'était retrouvé aveugle, en Italie un hôtel avait disparu de la carte pour cause de "non respect d'intimité" et enfin à Londres elles avaient du quitter de toute hâte le pays, la Reine craignant pour sa sécurité leur avait envoyé ses meilleurs espions. Si Dame Kiwi était en apparence une simple conseillère, elle oeuvrait pourtant en sous-marin avec sa compagne pour aider le Maître d'Armes et conquérir un peu plus de terrain chaque jour contre les mécréants opposés au Royaume. Dans le "milieu" on les surnommait à double sens "les beautés... fatales".
Homme 1 :
- Charmantes ! J'en amènerai bien une, voir les deux dans mon lit
A peine avait-il prononcé cette phrase qu'un couteau vint se loger à la limite de son oreille et se plantant dans le mur à ces côtés. Si les autres convives n'y avait vu que du feu, la responsable s'en amusa et l'invité devient blafard.
Dame Kiwi :
- En vacances, tu disais ?
Dame K :
- Tout à fait !
Dame Kiwi :
- Et ça c'était quoi ? D'où tu sors ce couteau ?!
Dame K :
- De ta cuisse chérie, tu crois que je ne t'ai pas vu en glisser dans ta jartière.
Dame Kiwi :
- Oui mais ce sont les miens ! *elle fit un effort ultime pour sourire* Utilise ceux cacher derrière les plis de ta robe !
Dame K :
- Je fais ce que je peux.
Dame Kiwi :
- Mais biensur ! Il n'empêche que j'ai promis au Prince d'éviter de faire fuir les inviter
Dame K :
- Ce n'est pas toi qui voulait en profiter pour tuer quelques uns ?
Dame Kiwi :
- Et ce n'est pas toi qui m'disait d'être sage, de ne pas trop en faire, et qui ne voulait pas que je lance une tête ?
Dame K :
- Ca salit la moquette
Dame Kiwi :
- C'est du parquet
Dame K :
- Pareil ! C'est salissant et on est pu à l'époque de Vlad chérie, soyons un peu plus classe quand même ! Et pourquoi ils nous dévisagent comme ça ?
Dame Kiwi :
- Ha... merde...
Dame K :
- Quoi ?
Dame Kiwi :
- On a oublié nos masques, on est les seules à découvert
Dame K :
- *petit sourire malicieux* Tant mieux...
Arrivées en bas des marches, elles saluèrent la foule comme si de rien n'était. Dame K. réussit même à capter le regard de l'homme qu'elle avait agressé, ce dernier s'enfuya à toute hâte.
Dame K :
- Un de moins
Dame Kiwi :
- Tu me lances un défi là ?
Maître de Cérémonie :
- *toussote* C'était donc les gens de la Cour, veuillez vous incliner à présent car voilà désormais le Maître de ses lieux !
Une musique se souleva alors du fond de la salle. Un peu comme pour un mariage, le couple princier s'apprête à faire son entrée
Doux mensonge - Act 4
Sous un air de Star Wars, où la musique part en crescendo, en haut de l’escalier le prince trifouille sa cravate se sentant étouffé…
Prince :
- Je crois que je ne vais jamais réussir à descendre ses marches, elles me paraissent interminables, je penserai à les éliminer aux prochains travaux.
Organisatrice :
- Ne fais pas l’enfant *elle resserre la cravate* le reste de la Cour a bien réussi, tu peux y arriver aussi
Prince :
- Oui mais la Cour n’avait pas tout ses gens qui leur prêtait autant d’attention et surtout pas une ex princesse qui m’attend au tournant
Organisatrice :
- Ca mon Cher, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous ! *sert fortement le nœud*
Prince :
- O_O *peine à parler* J’étouf…fe !
Sa partenaire jette sa longue chevelure blonde en arrière, pendant que le Prince essai désespérément de desserrer son nœud. Il tire la langue. Puis une servante vient lui coller une broche, représentative des armoiries du royaume sur le dit nœud, et lui fait recouvrir sa chemise à plastron d’une veste blanche assortie à son pantalon.
Prince :
- -_-‘ Je vais mourir de chaud dans cette tenue
Organisatrice :
- Non tu as juste l’allure d’un Prince
Prince :
- Qui a eu cette idée de tenue correcte exigée ? Moi aussi je voulais m’habiller comme le troubadour, une chemise, une cravate (et encore), un pantalon et le tour est joué !
Organisatrice :
- *lui donne une tape sur la tête*
Prince :
- Aïeuuh ! *sors son lapin en peluche et mets son pouce dans la bouche*
Organisatrice :
- Honey *il baisse sa tête vers son lapin et jette furtivement un regard avec son air caliméro* Regarde moi *il plonge ses yeux bleutés dans les siens* Si t’arrête pas de râler de suite, je te prive de dessert !
Prince :
- Maiiiiiiiiiiis !
Organisatrice :
- *elle lui prend sa peluche et la jette dans les bras d’une servante* Et si tu continues à sortir cette peluche sans arrêt, j’te jette dans l’escalier et tu n’auras qu’elle pour te câliner dans les mois à venir !
Prince :
- O_O, On criera au meurtre et tu seras décapitée par mes chasseuses
Organisatrice :
- Chéri, on est plus à l’époque de Louis XIV
Prince :
- C’est bien dommage, à cette époque, on pouvait faire ce qu’on voulait
Organisatrice :
- Ou presque… Ha j’entends la musique qui s’accélère, c’est à nous !
Du haut de l’escalier où tous les yeux se rivent, le Prince fait son apparition avec une jeune femme blonde à ses côtés. A peine plus petit que lui, elle affiche un large sourire et lui tient le bras.
Organisatrice :
- Je retire tout ce que j’ai dit, c’est impressionnant, on s’en va ! *elle tente de faire demi-tour*
Prince :
- *il colle fermement son bras contre ses côtes* Ha non ! Maintenant tu assumes !
En bas, la foule dévisage le couple princier quand on les annonça :
- Le Prince Charmant et la Princesse Morgane !
A la vue des deux protagonistes, la masse formée par les convives, semblait retenir son souffle. Le temps semblait lui aussi se ralentir car le Prince et sa compagne descendent au ralenti. Ils illuminaient la pièce de leurs chevelures blondes et de leur plus beau sourire.
Princesse M :
- C’est… c’est lui ton Prince charmant ?
Princesse BN :
- O_ô Non ce n’est pas possible ! Déjà parce qu’il est filiforme, de deux parce qu’il est bien habillé, de trois qu’est-ce qu’il fait avec Peach ? ôO Enfin Morgane, est-ce ça son vrai nom ?
Princesse M :
- Peach ?
Sur les marches, contrairement à ce qu’il pensait, les regards ne s’attardaient plus vraiment sur lui mais sur sa compagne. Sa beauté subjuguait n’importe quel spectateur, les hommes la désiraient déjà et les femmes voulaient lui ressembler. Elle apparaissait comme une princesse parfaite liant élégance et grâce. Tout ceci transparaissait à la façon douce qu’elle avait de regarder de temps en temps le prince, et la manière tout aussi douce qu’elle avait de le tenir. Ses longs cheveux blonds suivaient les courbes de son corps et s’arrêtaient au milieu du dos, qu’ils caressaient à chacun de ses mouvements. Une robe chocolat, de type corsé au bas asymétrique recouvrait sa peau blanche. Ses fines chevilles étaient enlacées par des fils assortis à la robe et s’agrippaient à des chaussures laissant respirer peau et pieds.
De ses yeux verts, elle tentait de fixer les jardins pour ne pas avoir à subir le jugement de la foule. Elle eut un petit sourire à la vue du troubadour qui bondissait de haies en haies pour se cacher dès qu’un convive passait par là.
La jeune femme descendait les marches d’un pas assuré malgré une certaine appréhension quand elle remarqua la Princesse BN tenant la main de la Princesse M, fixée sur elle. Cette dernière la dévisageait de bas en haut parlant à sa voisine et semblait lui jeter des regards haineux. Elle se sentit très mal à l’aise. Elle jeta alors un œil au Prince qui semblait quant à lui trop pensif ; un serviteur venait de lui faire signe du fond de la salle, son visage avait totalement changé d’expression et son teint était à présent livide. Avec sa nouvelle apparence, ses yeux rouges d’une nuit trop courte et son teins pâle, on aurait dit soit un vampire, soit un cadavre. L’un ou l’autre n’était pas de bon augure et la Princesse Morgane hâta le pas. Elle lui lança cependant un regard interrogateur et lorsque leurs yeux se croisèrent, il esquissa un sourire.
Sur le côté, deux laquets leur tendirent des masques qu’ils collèrent sur leur visage, et la princesse en profita pour demander à ce qu’on apporte un rafraichissement à sa Majesté. Ils arrivèrent bientôt à la fin des marches. La princesse avait hâte, la foule les avait déjà trop observés.
Princesse Morgane :
- *chuchotant* Qui a-t-il ?
Prince :
- Rien
Princesse Morgane :
- Je vois bien que si !
Prince :
- Ce n’est pas le moment on nous regarde
Princesse Morgane :
- C’est Blanche-Neige qui te met de si mauvaise humeur ?
Malgré le masque, elle remarquait parfaitement que son regard s’était assombrit. Pourtant lorsqu’elle glissa sa main le long du bras princier et lui serra le bout des doigts, c’est avec un tendre baiser sur la joue qu’il lui répondit. La foule s’exclama avec un « ohhhh » tout attendrissant. Elle trouva ça très incommodant et se mit à rougir. Elle aperçut alors la dame d’honneur éclaté de rire, et lui lança un regard mécontent.
Une fois la marche terminée, la foule se rua sur le couple. Le Prince afficha de nouveau un joli sourire et s’amusa à pointer du doigt la Princesse BN pour qui il s’inclina. Il toussota et dit :
- J’ai grand soif !
Quelques invités, bien attentionnés, interpelèrent serveurs et serveuses pour qu’on apporte à sa seigneurie une breuvage.
Prince :
Ne vous embêtez pas mes chers, profitez de la soirée, nous aurons tout loisir de nous rincer le gosier ensemble ! Allez, dansez maintenant !
Sa majesté fit signe à l’équipe du troubadour qui entraina la foule dans une musique folle, libre à chacun de se déhancher et trémousser sur la piste.
Le Prince profita de cette diversion pour s’enfuir.
Dame Kiw et Dame K. vinrent l’aider dans sa fuite en accaparant la Princesse Morgane.
Conseillère :
- Et bien il paraît que vous vouliez lancer le prince dans l’escalier ?
Princesse Morgane :
- *cherchant du regard son bien aimé* Hein ? Quoi ? Comment vous…
Dame K :
- *attrapant la broche la fleur autour du poignet de la Princesse Morgane* Micro ma chère, vous ne pensiez pas qu’on allait laisser le Prince et sa compagne sans surveillance ? *elle scruta la pièce* Nous interpellerons tous ceux qui osent prétendre à la mort du Prince.
A ces mots, la Dame d’honneur agrippa sa compagne en lui suggérant une visite des jardins. La conseillère plissa des yeux et trouva ça louche.
Conseillère :
- Où sont le troubadour, sa bassiste et les autres ?
Dame K :
- J’ai aperçu le troubadour batifoler dans les haies *la princesse Morgane eut un petit rire* mais la dame d’honneur me paraît bien louche
Conseillère :
- Elle a quitté le château depuis un moment, et si elle nous espionnait ?
Dame K :
- Ne perdons pas une minute, allons la trouver !
La Princesse Morgane profita de cette enquête pour filer à l’anglaise. Elle chercha le Prince, où avait-il pu passer ?
Princesse Morgane :
- C’est bien ma chance ! Il me laisse tomber alors qu’il doit me présenter à son peuple en tant que future souveraine, c’est bien lui tout cracher ça ! Où est-il passé enfin ?!
18 juillet 2008
Doux Mensonge - Act 5
Le prince arriva avec précipitation dans le hall d'entrée où quelques convives retardataires le saluèrent des plus belles révérences. Il attira l'un des réceptionnistes derrière une longue teinture à l'abris des regards.
Prince :
- *impatient et essouflé* Où est-elle ? Quand est-elle arrivée ? *il secoue le pauvre serviteur de toutes ses forces*
Réceptionniste :
- *effrayé par le regard glacial du Prince* Il y'a 5 minutes Messire, votre secrétaire Elizabeth l'a entraîné dans les jardins prendre l'air, elle ... elle ne se sentait pas très bien
Prince :
- *lâche le réceptioniste* Bien, j'y vais de ce pas
Gare du corps :
- Mon Seigneur, souhaitez-vous que j'aille chercher la Conseillère ?
Prince :
- Non ! Personne ne doit être au courant qu'elle est là ! Eloigné la Princesse Morgane des jardins et envoyé un valet prévenir le couple de vampires de se tenir aux aguets. Que chaque serviteurs la connaissant soient aussi tenus à distance et remplacés par les intermittents !
Garde du corps :
- J'y veillerai mon Seigneur
Prince :
- Postez des hommes à chaque sortie, je ne veux pas qu'elle puisse s'enfuir *au réceptionniste* Est-elle venue en famille ou seule ?
Réceptionniste :
- Avec un homme, brun de petite taille
Prince :
- Son meilleur ami... *sonne un serviteur par un petit bouton sur le mur, à peine une minute plus tard un homme fit son apparition* Envoyé l'un de nos plus beaux Courtisan auprès de... *au réceptionniste* donnez lui son nom et sa description. Que le Courtisan ne le quitte pas de la soirée, je le paierai le triple de son salaire s'il réussit sa mission de séduction
Serviteur :
- Bien Majesté *salue*
Prince :
- Faites appeler ma secrétaire qu'on habille ma doublure et qu'on le mette au côté parmi la foule. Surtout qu'il ne s'approche pas de la Princesse Morgane *il prend un bout de papier de la poche du réceptionniste et y griffonne quelques mots* Faites sonner un serviteur qu'il apporte cette missive à mon maître d'armes. Que deux gardes du corps se positionne près de la Princesse Morgane, le plus discrètement possible, envoyé lui Duc, Duchesse et autres personnalités qu'elle ne soit jamais seule et tout le temps occupée pour ne pas remarquer mon absence. Enfin que cela reste entre nous, évitons que mes proches soient rapidement au courant, sinon je ne crains qu'elle vive assez longtemps pour que je puisse m'entretenir avec elle.
Réceptionniste :
- Tout sera fait selon vos désirs Messire
Prince :
- Bien, agissons !
Au bal
Princesse BN :
- Il a donc osé ! *elle dévisagea de loin la Princesse Morgane*
Princesse M :
- De quoi t'inquiètes-tu ?
Princesse BN :
- *furieuse* Pardonnez celle qui l'a pris pour un abruti ! J'en reviens pas qu'il est accepté de la faire sienne !
Princesse M :
- Je ne vois pas en quoi cela te dérange tant puisque tu ne l'aimes plus
Princesse BN :
- *serrant le point* On part ! Je sais maintenant pourquoi on est là !
Valet S :
- Ne dis pas de bêtise !
Princesse M :
- Je me demande vraiment pourquoi tu réagis aussi excessivement ! Qui est Peach ?
Princesse BN :
- Celle qui vola le coeur du Prince Charmant...
Dans les jardins
Dame Kiwi :
- Ca s'agite un peu trop par ici
Dame K :
- Je trouve aussi, pourquoi les serviteurs ont déjà fait leur rotation ?
Dame Kiwi :
- C'est louche...
Dame K :
- Un attentat contre le Prince ?
La conseillère leva la tête vers le balcon princier. Un drapeau rose flotta dans les airs
Dame Kiwi :
- Non... C'est pire que je ne le pensais... une revenante au château. Il faut trouver le Prince, il s'apprête à faire une énorme connerie.
Près des haies
Dame Tati :
- M'enfin Troubadour, sortez de ces haies !
Trouba :
- Trop de monde, nous préférons nous cachez
Dame C :
- Ce n'est pas raisonnable et encore moins respectueux envers votre Prince
Trouba :
- Là, j'avoue que je n'y pense pas trop au Prince
Dame A :
- Moi je me fiche du Prince, je ne lui ai ni juré fidélité, ni allégeance, je ne fais que suivre troubadour !
Dame K :
- Sortez d'ici avant que je ne vous découpe en rondelle
Dame Tati, Dame C, Dame A et Troubadour se retournèrent toutes vers le haut de la haie. Dame K les regardait de ses yeux bleus comme si chacun d'eux les transpersaient d'invisibles files tranchants. Elles devinrent livides. Alors que Dame Tati s'apprétait à sortir l'une de ses poêles, sa main fut interrompue par Dame C qui lui fit "non" de la tête, de peur qu'elle finisse en petits morceaux.
Trouba :
- Ca sent le souffre O_ô
Dame A :
- Les vampires ?
Conseillère :
- Il a sorti le grand jeu le Prince
Dame Tati :
- *sursautant* D'où apparaissez-vous Conseillère ?
Conseillère :
- Peu importe, la Cour, il faut nous aider. Le Prince semble avoir retrouvé une vieille connaissance qui est aussi néfaste pour son coeur que pour sa colère
Dame K :
- Qu'est-ce qu'un code rose ?
Troubadour :
- *fouillant dans sa mémoire* un code rose... une courtisane en guimauve ?
Dame A :
- une barbe à papa, le Prince a faim ?
Dame C :
- un code quoi ?
Dame Kiwi :
- Chut ! Qu'importe, ça ne vous regarde pas ! Trouvez le Prince et occupez-le c'est un ordre !
Dama Tati se serait bien opposée à cette dernière phrase, ne faisant plus partie des serviteurs du royaume mais si le Prince était en danger, il fallait bien qu'elle écoute les ordres de la Conseillère.
Troubadour :
- Bah il est là le Prince ! Il danse avec la baronne
La petite équipe jeta un oeil vers la salle du Bal. En effet, le Prince dansait avec la Baronne, toute souriante dans une sorte de valse.
Dame K :
- Etrange...
Conseillère :
- *chuchotant* Distrait la Baronne, il faut que je parle au Prince.
Dans les jardins
Garde du corps numéro 2 :
- *chuchotant* Majesté !
Prince :
- Cessez de me suivre ! Je suis là incognito !
Garde du corps 2 :
- Je ne peux pas Messire, ma mission est de vous protéger
Prince :
- Je n'ai besoin d'aucune aide, lâchez moi à présent ou je vous fais dévorer par les vampires !
Garde du corps 2 :
- Je refuse !
Prince :
- *lui jetant un regard haineux et prononça d'une voix bien plus grave que d'habitude* HORS DE MA VUE !
Pour la première fois depuis sa venue au royaume le garde du corps eut peur. Qu'etait-il arrivé au Prince pour qu'il change si soudainement. Son regard était devenu plus dur, son air poupon avait totalement disparu, il ne restait de son apparence juvénile que ses joues roses. Malgré tout, le garde du corps insista. C'est alors que quelqu'un lui empoigna sauvagement le cou. Il n'avait pas sentir venir l'attaque, lorsqu'il ouvrit les yeux tentant de faire taire la douleur de l'attaque, il s'aperçut que la personne qui le serrait si fort n'était autre que le Prince lui même. Ses yeux d'un bleu océan étaient passés au gris, ses dents semblaient aussi pointues que celle d'un vampire...
Garde du corps 2 :
- *tentant de dire un mot* Ma..ma..ma..
Prince :
- ne contredisez plus jamais mes ordres ! Je connais votre mission ! Mais pour celle-ci, je dois agir seul !
Le garde du corps se sentit étouffé. Comme pour le regard de Dame K, celui du prince devenait tranchant. Des milliers de couteaux imaginaires traversèrent le corps du pauvre serviteur qui sous la pression exercée sur son cou, s'évanouissa.
Le Prince secoua la tête, toucha le cou du laquet
Prince :
- En vie... je n'arrive pu à contrôler ma force...
Au bal
Conseillère :
- Ce n'était pas lui
Dame K :
- Tu en es sûre ?
Conseillère :
- Lui, il est gauché ça s'voit !
Dame K :
- Pourquoi prend-t-il autant de risque ?
Conseillère :
- Le code rose c'est le retour d'une princesse.. mais laquelle ? On a le choix entre la Princesse Julie, la Princesse Miranda, la Princesse Sha puisque la Princesse BN est ici, et la FNO...
Dame K :
- Pour qui prendrait-il autant de précautions ?
Conseillère :
- Pour une princesse qui en vaille vraiment la peine... Ne me dis pas que ... Non impossible !
Dame K :
- Quoi ?
Dans les jardins.
Une jeune femme aux cheveux longs, blonds, et aux yeux verts profite de la vue qu'offre le jardin sur le paysage. Au loin s'étnt montagnes fleuris et ciel bleu. Délaissée quelques minutes par son fidèle ami et serviteur parti chercher de quoi se restaurez, elle se tient bien à l'écart des convives qu'elle n'aime pas fréquenter. Pourquoi est-elle revenue ici ? Elle n'en sait rien. Le château avait été racheté par un nouvel arrivant lui avait-on dit en salon. Elle n'y croyait que peu. Cherchait-elle la confrontation... peut-être...
Une voix derrière la jeune femme :
- Bonsoir
Elle tourne les talons et aperçoit un homme d'une vingtaine d'années, portant un masque argenté sur le haut du visage. Ses cheveux mi-longs, blonds, sont attachés par un noeud rouge assorti au revers de sa veste. Cette dernière recouvre la moitié du corps et s'arrête aux genoux sur un pantalon noir. Une chemise grise, assorti au manteau, ouverte de quelques boutons, laisse apparaître une peau bien pâle. Elle peine à distinguer les yeux de son interlocuteur, un regard clair et pourtant sombre d'apparence.
Jeune femme :
- A qui ai-je l'honneur ?
Homme :
- Le mystère ne serait pas intéressant sans masque, vous ne croyez pas ? Jugez-vous assez mystérieuse pour ne pas en porter ?
Jeune femme :
- Je n'ai à craindre, ici, personne ne me connaît
Homme :
- Permettez-moi alors de faire votre connaissance
La voix de l'homme s'opposait à la voix enfantine de la jeune femme, si douce et si claire. La sienne était plutôt grave, digne d'un fumeur de cigarettes à consommation quotidienne, dépassant sûrement la moitié du paquet.
Jeune femme :
- Et si je ne permets pas, me laisseriez-vous tranquillement à ma rêverie ?
Homme :
- Ma présence vous importune-t-elle à ce point ?
Jeune femme :
- Je n'ai pas dit cela
Homme :
- Souhaitez-vous que je parte ?
Jeune femme :
- Je n'ai pas dit cela non plus
Homme :
- Bien. Alors je me permets de prendre place à vos côtés et vous éviterai toute conversation futile pour ne vous importuner dans votre rêverie
Jeune femme :
- C'est fort aimable
Homme :
- Permettez-moi de me présenter Duc Samuele Di Grazzino
La jeune femme quitta brusquement du regard le paysage pour fixer les orifices du masque, et dit :
- Est-ce une blague ?
Samuele :
- Pas du tout.
Jeune femme :
- Est-ce votre véritable nom ?
Samuele :
- Souhaitez-vous voir mon acte de naissance ?
La jeune femme est fort contrariée. Le seul Samuele Di Grazziano qu'elle connaissait, est un personnage de fiction inventé de tout pièce par une troupe de jeu de rôle. Simple coïncidence ou cherchait-on à la piéger.
Alors qu'elle se plonge dans ses pensées, Samuele tente de ne pas esquisser un sourire. Peut-être a-t-il dévoilé trop vite son nom pour ne pas mettre en confiance la jeune femme mais la provocation est voulue, voyons comment celle-ci va réagir...
Note pour ce post : Samuele Di Grazzino est un personnage du RP : http://rpg-venise.forumactif.com/
Je n'emprunte ce nom qu'en guise de référence dont la puissance des mots et du jeu sont impressionnants, et dont je vous conseille fortement la lecture. Je me permets donc de faire un peu de pub ^^
Le personnage Samuele présent ici, ne sera aucunement un copié collé du personnage présent sur ce dit RP. Par ailleurs, pour ne pas blesser l'auteur de ce rôle, le nom de famille de Samuele sera gaumé dans ses prochaines interventions. Veuillez donc m'excuser pour cette référence et pub maladroite ;-)
Doux Mensonge - Act 6
Samuele ne quittait pas des yeux la petite blondinette qui se trouvait devant lui. Elle n'était effectivement pas très grande et il devait la dépasser d'au moins 15 bon centimètres. Sa chevelure blonde épaisse était coiffée dans un chignon bien assemblé. Sa robe était fine noire avec quelques reflets marrons, et autres assombrissements qui rendaient la tenue transparente plus épaisse. Autour du cou aucun bijou, à peine de grandes créoles argenteés habillaient ses oreilles. Ses paumettes étaient rosées, ses- lèvres aussi, un léger maquillage lui recouvrait le visage. Elle représentait à elle seule la féminité et Samuele avait du mal à ne pas la trouver attirante.
Samuele :
- Souhaitez-vous que je parte, ma présence semble vous peser.
Jeune femme :
- Votre nom m'est familié et pourtant il est loin d'être commun
Samuele :
- En effet, pourtant je descend d'une longue famille italienne dont le nom de la caste n'est plus à refaire
Jeune femme :
- Certes, je n'en doute pas mais saviez-vous que ce nom sert aussi dans certaine fiction ?
Samuele :
- Oh et bien vous me ravissez si notre célébrité dépasse les frontières
Jeune femme :
- N'exagérons rien. J'ai du lire votre nom dans le journal
Samuele :
- A la page sport peut-être ?
Jeune femme :
- Je n'ai que faire de cette page mais éventuellement...
Samuele :
- Je vous donne un indice ?
Jeune Femme :
- Seriez-vous si prétentieux pour m'indiquer votre provenance ?
Samuele :
- Du tout mais vous semblez troublée
Jeune femme :
- Ne vous donnez pas autant d'importance, nous venons à peine de nous rencontrer
Samuele :
- *baissant le regard* En effet
Jeune femme :
- Comptez vous garder ce masque ridicule pendant notre dialogue ?
Samuele :
- Je suis ravi que vous m'accordiez de votre temps. Pardonnez-moi si cela vous gêne mais il est stipulé que le Prince de cette maison nous est convié à un bal masqué et que ce masque, malgré la chaleur, ne doit quitter nos visages avant minuit
Jeune femme :
- Vous êtes bien docile
Samuele :
- Je voudrais éviter tout conflit... Mon but n'est pas de me battre
Jeune femme :
- Vous portez tout à l'extrême Duc, on ne viendra pas vous chercher querelle pour votre volonté de retirer un masque
Samuele :
- Certes, mais je préfère pour le momet le garder. Quel est donc votre nom, Madame ?
Jeune femme :
- Puisque vous vous obstinez à garder votre masque, je ne divulguerai pas mon nom... disons que c'est...
Samuele :
- Votre masque invisible ?
Jeune femme :
- Oui
Samuele :
- Pourquoi vous éloignez-vous du reste du bal ?
Jeune femme :
- Je n'aime pas trop fréquenter mes semblables. Ils ne savent afficher que leur fortune, parler de leur lignée et descendance et se tare d'un savoir qu'ils ne possèdent pas
Samuele :
- Mmh... Cruelle description que celles des convives de sa Majesté
Jeune femme :
- Réaliste, je ne vous retiens pas ceci étant dit
Samuele :
- Bien que la musique me semble attrayante, bizarrement je préfère être à vos côtés
Jeune femme :
- Flatterie
Samuele :
- Réalisme *il lui sourit*
Au bal
Princesse Morgane :
- *attrape la secrétaire du Prince au passage* Sauvez-moi, je n'en peux plus, je viens d'essuyer ma énième conversation avec une duchesse, j'ai besoin d'une pause et de voir mon fiancé.
Elizabeth :
- Le Prince est occupé de son côté Princesse, veuillez l'en excuser.
Princesse Morgane :
- *soupire* Je tombe de fatigue
Maître d'Armes :
- Et bien Mademoiselle, laissez moi être le bras qui vous soutiendra lorsque vous serez trop fatigué pour tenir debout
Princesse Morgane :
- Je vous en suis fort reconnaissante Jay, avez-vous pu vous entretenir avec mon aimé ?
Maître d'Armes :
- Je l'ai entre aperçu entre la Baronne et le Prince Kamui, mais depuis il est aussi difficile de le décrocher de ses danses que de son lapin en peluche
La Princesse Morgane se mit à rire
Maître d'Armes :
- Vous voilà plus radieuse le sourire aux lèvres
Princesse Morgane :
- Je vois d'où tirent ses phrases de séducteur le Prince
Maître d'Armes :
- Vous ai-je déjà parlé de notre grande discussion sur la théorie qu'un sein ne peut vivre sans l'autre ?
Au fond de la pièce
Conseillère :
- Je n'arrive pas à trouver Mélo, le garde du corps du Prince. Sa dernière apparition fut dans les cuisines
Dame K :
- Et celle du Prince ?
Conseillère :
- Si on ne compte pas sa doublure, je dirai lors de la descente des marches... Je me demande bien où il a pu filer en nous demandant de faire diversion
Dame K :
- Crois-tu qu'il court un si grand danger ?
Conseillère :
- Le retour d'une ex princesse n'est jamais bon. Cela fait déjà un temps certain que nous recherchons la Princesse Sha, et aux dires des enquêtes menées, sa dernière apparation fut ici. Elle venait rendre visite au Prince et depuis plus aucun nouvelle. Peut-être a-t-elle combiné un plan pour se venger et le mettre à exécution ce soir.
Dame K :
- Ne perdons pas de temps alors ! Allons directement aux catacombes !
Conseillère :
- Prend le pistolet en argent... il semblerait que seul cette arme puisse venir à bout des vampires,
Dame K :
- Des loups-garous surtout !
Conseillère :
- Pas ceux du royaume, ils resistent au soleil, aux crucifix, à l'ail, et même au pieu de bois. Seul l'argent, la décapitation et le coeur sont pour eux fatales
Dame K :
- Sa Majesté ne nous en voudra pas si on les tue ?
Conseillère :
- On ne les tuera pas, il faudra les immobiliser en cas d'attaque. Si on les tue, c'est le Prince qui nous fera décapité, il tient à eux pour je ne sais quelle raison
Dame K :
- Le troubadour semblait les avoir senti dehors tout à l'heure
Conseillère :
- Vérifions quand même les catacombes, j'ai un mauvais pressentiment.
Au buffet
Dame Tati :
- Quels délicieux mets, le Prince s'est surpassé
Dame C :
- Oui quand la Baronne aura cessé de le monopoliser, je pense qu'il serait bien de le remercier. En attendant nous pourrions nous évader dans un coin...
Troubadour la bouche pleine :
- Chui... d'ac..cord !
Dame C :
- Pardon ?
Troubadour :
- *avale sa nourriture* Je suis d'accord pour remercier le prince *prend une grossse bouchée de sa patate* Hummm patate ! Patate!
Dame C :
- Un peu de tenue troubadour, vous êtes ici en tant que Dame et non musicienne
Dame A :
- Dis donc la dame de compagnie, faudrait pas trop à voir à nous chercher querelles
Troubadour :
- *agrippant la main de sa bassiste* Querelle il n'y aura point, je serai me tenir à mon rôle, ne vous arlamez guère, le troubadour sait y faire. Roulez roulez petits joints, détendons l'atmosphère ! Que les cigarettes qui fassent rire, circule dans l'assemblée, car mieux vaut éviter la guerre pour préserver la paix
Dame A :
- O_ô
Dame C :
- ...
Dame Tati :
- Troubadour je crois que vous avez encore abusé d'une substance illicite
Troubadour :
- Que... pas du tout ;-P
De retour dans les jardins
Samuele :
- Comme ça votre passion est le parfum
Jeune femme :
- Oui, et à vous sentir
Elle s'avance vers l'homme, se met sur la pointe des pieds et lui sent le cou. Samuele a des frissons qui lui parcourt tout le corps du bas du dos jusqu'au cou.
Jeune femme :
- *s'écartant* Je décèle dans le vôtre de la lavende, du musque... blanc ! Sûrement comme tous les parfums de cette marque... du bois, des argrumes, du cumin... un parfum oriental. Marque italienne
Samuele :
- Je suis impressionné
Jeune femme :
- Je sais reconnaître les parfums, la composition n'est que mémoire
Samuele :
- Je me permets
Il penche la tête, approche son nez vers le cou de la jeune femme. Il prend son temps pour humer son odeur et sa respiration donne à son interlocutrice la chair de poule. Il s'éloigne.
Samuele :
Un parfum non fruité, étrange en cette saison et pour une femme
Jeune femme :
- Je déteste les parfums fruités, je préfère les épicés ou ambrés
Samuele :
- Parfum d'homme
Jeune femme :
- Pure réflexion masculine...
Samuele :
- Parlez-moi encore de vous ?
Jeune femme :
- Je n'aime pas parler de moi. Par contre de parfum, je pourrais vous en parler pendant des heures !
Samuele :
- *porte sa main à sa tête*
Jeune femme :
- Oui, j'ai aussi la lucidité de comprendre que ça ne peut pas plaire à tout le monde et que le sujet ne peut intéresser que les passionnés
Samuele :
- Oh non, en fait ce n'est pas le sujet qui me dérange, j'ai juste mal à la tête, que diriez-vous de marcher un peu plus loin dans les jardins ?
Jeune femme :
- Du repos peut-être ?
Samuele :
- Non un peu de marche, me fera le plus grand bien
Jeune femme :
- *se tourne vers le Bal et voit son valet en grande discussion avec un beau jeune homme svelte* Mon cavalier semble occupé, je suis toute à vous
Samuele :
- Me voilà comblé
Jeune femme :
- N'en faites pas trop
Au bal.
Princesse Morgane :
- Jay, je m'inquiète pour lui
Maître d'Armes :
- Il n'y a rien à craindre... il a beaucoup muri en vous fréquentant
Princesse Morgane :
- Disons... qu'on.. l'a secoué...
Maître d'Armes :
- J'ai cru comprendre qu'il avait fait venir un enseignant particulier
Princesse Morgane :
- Oui... il se sentait faible à devoir toujours compter sur ses gardes du corps, ses nettoyeuses ou encore ses vampires ou même vous !
Maître d'Armes :
- Je suis tout le temps en guerre, je n'ai guère le temps de m'occuper de lui mais je suis fier de l'homme qu'il est devenu
Princesse Morgane :
- Il a beaucoup souffert, vous savez...
Maître d'Armes :
- Il a cherché à s'isoler depuis sa séparation avec...
Princesse Morgane :
- Ne prononcez pas son nom ! Je ne supporte pas de l'entendre
Maître d'Armes :
- Ne vous avons jamais dit que vous lui ressembliez ?
Princesse Morgane :
- Si *air triste*
Maître d'Armes :
- Désolé, je ne voulais pas vous offenser
Princesse Morgane :
- Ce n'est pas de votre faute... ça m'rappelle juste pourquoi le Prince ne m'avait pas quitté des yeux lors de notre première rencontre
Maître d'Armes :
- A une exposition d'arts il me semble
Princesse Morgane :
- *elle sourit* Oui... il était si... insouciant... et puis il a décidé de changer...
Dans les jardins
Samuele :
- Quelle belle nuit * il lève la tête vers les étoiles*
Jeune femme :
- Comment se porte votre migraine ?
Samuele :
- *lui sourit* beaucoup mieux merci
Jeune femme :
- Allons retirez ce masque
Samuele :
- Vous y tenez tant ?
Jeune femme :
- Il m'importune
Samuele :
- Et bien je crois que je n'ai plus trop le choix après tout
Samuele porta sa main à son visage. Le masque d'argent tomba à terre. De grands yeux gris apparaissent alors au regard de la jeune femme.
Jeune femme :
- Je me doutais bien à votre timidité et sourire qu'il s'agissait de vous
Samuele :
- Je pensais avoir été plus mystérieux pourtant
Jeune femme :
- Vous oui, mais les vampires qui vous suivent non, bien qu'avoir choisi le nom de Samuele...
Voix dans les buissons :
- Pouvons-nous sortir Majesté ?
Prince démasqué :
- Faites !
Dans les buissons, deux ombres se dévoilent. Un homme aux cheveux bouclés mi-longs dont les yeux rouges percent la nuit, suivi de sa compagne, une jeune femme à la longue chevelure grise au regard mauve.
Homme Vampire :
- *se frottant la tête* Décidément, on devient de plus en plus visible
Jeune femme :
- Henry Fitzroy*, cela faisait longtemps
Henry :
- De même, Princesse Peach
* NB : Henry Fitzroy => personnage de la série Blood Ties
Doux mensonge - Act 7
Pandora, femme vampire :
- Henry *elle tire sur sa manche* On peut en finir ?
Henry :
- Sir ?
Prince :
- Depuis quand dois-je vous confirmer qu'il faut attaquer ?
Henry :
- *géné* C'est à dire que c'est impossible Sir *yeux lumineux* Je veux bien la transformer mais la tuer...
Prince :
- Assez ! Ne me dites pas que vous l'aimez ?
Peach :
- *léger sourire* Vous choisissez bien mal vos alliés cher Prince... Vous m'en voulez toujours à ce point pour me tuer
Prince :
- *se tournant vers elle, les yeux plein de haine* Je n'ai que pour vous du mépris ! Une balade avec les vampires m'aurait bien plu...
Peach :
- Pas de chance, Henry est celui avec qui je passais beaucoup de temps
Pandora s'avança pour bondir sur Peach, folle de jalousie mais elle fut stoppé dans son élan par son amant.
Henry :
- Il est vrai que sa froideur s'apparente beaucoup à notre sociabilité Prince... La revoir me fait tout comme à vous quelque chose...
Pandora :
- Quoi ?
Henry s'avançant vers Peach, s'agenouille, lui baise la main, se retourne vers sa moitiée et dit :
- Ne me regarde pas comme ça, je ne fais que saluer dignement une Princesse qui porte à merveille ce nom. *à Peach* Vous m'avez manqué ma chère, j'ose espérer encore vous écouter lors d'une prochaine visite dans les catacombes. Pardonnez moi mais la femme qui vous fusille du regard n'apprécierait que je reste plus longtemps à vos côtés. A bientôt j'espère. *au Prince* J'accepterai la sentance que vous choisirez Messire.
Prince :
- *portant sa main à son front* Hors de ma vue ! *las*
Dans un mouvement semblant un simple courant d'air, le couple de vampires disparut.
Peach :
- Tout ça pour çà.
Prince :
- Je vous ennuie !
Peach :
- Il est vrai
Prince :
- Pourquoi ?
Peach :
- Quoi donc ?
Prince :
- Avoir communiqué avec moi durant 5 mois pour finir par fuir
Peach :
- Je n'ai pas fuit
Prince :
- Vous n'êtes pas venue non plus
Peach :
- Après tout ce temps cela vous pèse encore ? Enfin voyons c'est du passé ! Et vous m'avez invité à cette fête dans l'espoir d'avoir une quelconque explications ?
Prince :
- Non
Peach :
- Pour me tuer
Prince :
- Au début, j'avoue y avoir pensé... mais...
Peach :
- Je vous ai à ce point marqué ? Grandissez un peu ! Vos sentiments transparaissent, ça en est ridicule !
Prince :
- O_ô Qu'est-ce qui...
Peach :
- Vous avez tendu la main vers moi à deux reprises : tout à l'heure quand j'ai failli tomber dans les escaliers et quand Pandora a bondi sur moi. Je vous ai vu hésitant... Quand à votre regard, il s'est fait de plus en plus doux au fur et à mesure que nous discutions.
Prince :
- *se mord la lèvre* Vous divaguez !
Peach se rapproche du Prince. Ce dernier fait un pas en arrière.
Princesse P :
- De quoi avez-vous peur ?
Prince :
- Je n'ai pas peur de vous
Peach :
- Pourquoi reculer alors ?
Le coeur de sa Majesté bat de plus en plus vite malgré lui. Elle fait quelques pas de plus dans le jardin.
La Prince est attiré par elle, il le sait. A l'observer, il sent une douce chaleur l'envahir... l'envie de la toucher le gagne... Sa bouche, ses yeux, son corps, elle représente son idéal, la femme parfaite... du moins physiquement, mentalement, c'est une autre histoire. Le voilà pris entre amour et haine. Il voudrait lui hurler qu'il la déteste, qu'il lui en veut toujours malgré tout ce temps écoulé, qu'il souhaite qu'elle est autant souffert que lui et pourtant aucun mot n'arrive à sortir de sa bouche.
A la place, il retire ses artifices. Il défait le noeud rouge et laisse tomber ses faux cheveux. Il passe alors sa main dans sa chevelure et les secoue pour les remettre en bataille comme à son habitude. Il lance sa veste sur l'un des bancs à proximité et défait les boutons de sa chemise au niveau des manches. Il la regarde. Il voudrait avoir un regard glacial mais il n'y arrive pas. Elle vient quant à elle de détacher son chignon. Ses cheveux se balancent dans le vent dans un mouvement de gauche à droite. Il regarde les courbes de son corps et voudrait bondir dans ses bras comme il l'a tant de fois rêver. Il hésite... Au moment où Peach relache son bras, avant même qu'elle se retourne, rapidement le Prince vient se coller à elle. Elle sursaute.
Peach :
- Rapide...
Il ne répond pas et prend le temps de sentir l'odeur de camomille des cheveux de la princesse. Elle tourne légèrement la tête sur le côté comme pour lui dire quelque chose mais aucun mot ne sort.
Prince :
- Pourquoi es-tu partie ? Avais-tu peur ?
Peach :
- Pourquoi cherches-tu des réponses à quelque chose d'aussi vieux ?
Prince :
- Me libérer
Peach :
- Te libérer ?
Prince :
- De toi
Elle sourit.
D'un mouvement de bras il la retourne et la met face à lui. Il l'empoigne fermement les bras de la jeune fille, elle grimace mais pourtant n'essaie pas de se défaire de l'emprise. Ils se regardent. La machoire du Prince se crispe. Il plonge ses yeux dans les siens, s'humidifie les lèvres, s'approche. Elle ferme les yeux. Quand soudain...
Une flèche fonça tout droit vers le "couple". Le prince intercepta la flêche tout aussi rapidement qu'il avait bondit contre le dos de la princesse.
Peach :
- O_O
Prince :
- *il casse la flèche et regarde d'où ça peut provenir* Qui... *chuchote-t-il*
Peach :
- Tu.. tu l'as arrêté comme ça ? *impressionnée*
Prince :
- Chut j'essai de voir d'où ça vient
Peach :
- ???
Une seconde flêche fonça drot sur lui, il l'esquiva de justesse, ne manquant pas d'abaisser la tête de Peach pour la protéger.
Prince :
- Va derrière un buisson
Peach :
- Attends, je sais qui c'est .. je...
Une troisième flêche perça l'air mais cette fois-ci une ombre aaparue.
Ombre :
- Désolé Sig, j'ai failli te toucher, c'est lui que je visais
Peach :
- T'es complètement dingue, qu'est-ce qui te prend ?!
A lumière des lampadaires apparaît un jeune homme famélique dans un costume gris.
Prince :
- Gabriel
Gabriel :
- Lutin *il pointe son arbalette vers sa Majesté*
Peach :
- Zieg !
Conseillère :
- *pointant son 9mm vers le valet de la princesse Peach* A votre place je poserai ça !
Dame Kiwi était arrivé de derrière une grande haie, suivie de peu par sa compagne qui menaçait pour sa part Peach.
Prince :
- Conseillère !
Peach :
- Zieg repose ça
Conseillère :
- Je savais bien que vous étiez entrain de faire une sacrée connerie Prince mais à ce point...
Prince :
- *se tournant vers la deuxième nettoyeuse* Kris baissez cette arme !
Dame K :
- Non désolée, Prince, elle bouge un sourcil, je la butte qui qu'elle soit !
Conseillère :
- A votre place, Prince, je retournerai au bal, votre fiancée a besoin de vous, elle en prise avec Blanche-Neige.
Prince :
- Baissez vos armes avant !
Peach :
- Ce n'est pas toi qui voulait ma mort il y'a à peine une demi-heure ?
Prince :
- *se tournant brusquement vers la princesse* Taggle Peach ! Tu ne sais pas de quoi elles sont capables ! Tu as déjà de la chance d'avoir pu émettre un son. *aux nettoyeuses* Baissez vos armes !
Conseillère :
- *tournant son arme vers le prince* Si vous ne partez pas d'ici, c'est vous que je dégomme ! Je ne rigole pas ! *à Gabriel* ce n'est pas parce que mon arme n'est pas dirigée vers toi que je ne te surveille pas
Peach :
- Allons-nous en Zieg
Conseillère :
- Bonne idée, et tâchez de ne plus revenir, même sur invitation !
Prince :
- *furieux* Cessez cette comédie ! Elle reste, lui par contre...
Conseillère :
- *regard glacial* Prince, ne réveillez pas la chasseuse qui est en moi...
Il se tourna vers Peach sachant pertinement qu'il n'aurait pas une nouvelle chance de lui parler, puis regarda la Conseillère. Si lui était devenu plus "fort", il était vrai qu'il ne faisait pas le poid face à une longue lignée de chasseurs.
La princesse Peach en avait marre d'attendre qu'on donne la permission de partir et tout ceci l'avait assez excédé pour qu'elle décide par elle même de son départ. Elle passa une main dans ses cheveux qu'elle repoussa en arrière et s'avança vers son ami pour prendre congés.
Peach :
- Zieg on y ...
Avait-elle à peine prononcer ces quelques mots q'une balle lui traversa la poitrine. Elle hurla de toute ses forces avant de se laisser tomber à terre. Le Prince ouvrit de grands yeux remplis de terreur. La conseillère fut elle même surprise, si bien qu'elle ne vit pas la flêche partir en direction de sa Majesté, qui l'intercepta tant bien que mal. La flêche avait percé son avant bras mais la douleur ne semblait pas l'atteindre, il était déjà au pied de la princesse Peach. La conseillère mit à terre le valet qui hurlait le nom de son ami. Comme il se débatait trop, elle l'assoma avec la crosse de son arme.
Conseillère :
- T'as tiré ?!
Dame K :
- *venant rejoindre la Conseillère* Ba... oui, on avait dit pas bougé
Conseillère :
- T'es terrible toi, tu pouvais pas viser le bras, les jambes, autre chose ?
Dame K :
- J'ai appuyé sur la détente, c'est tout !
Le prince à genoux était tellement furieux que ses ongles s'enfonçèrent dans la paume des ses mains. Il se pencha sur le corps de la princesse Peach. La nuit avait beau être bien tombée, les nettoyeuses virent pourtant le regard rempli de haine et de colère qu'il leur lançait. Le nez retroucé, les sourcils froncés, la machoire tendue, d'une voix bien plus grave qu'à son habitude, il leur lança :
- HORS DE MA VUE ! DEGAGEZ D'ICI SOUS PEINE QUE JE VOUS TUE TOUTES LES DEUX ! ET EMMENEZ-LE AVEC VOUS ! DEGAGEZ !!!!!!!
A ce dernier mot, c'est comme si une spirale de vent poussait les jeunes femmes loin du Prince. Pour la première fois, la Conseillère se sentit en danger face au Prince. Dame Kris allait dire quelque chose quand elle se stoppa net en voyant sa Majesté retirer la flêche de son bras sans grimacer. Les nettoyeuses ne trainèrent guère plus longtemps.
Le Prince souleva la tête de Peach. Un manteau rouge s'étalait sur l'herbe verte. Elle n'était pas encore devenue froide. Par réflexe, il approcha sa joue de sa bouche quand Henry fit de nouveau son apparition.
Henry :
- Messire ?
Prince :
- *les yeux plein de larmes* QUOI ?
Henry :
- Je suis désolé, j'ai senti l'odeur du sang...
Prince :
- Elle est morte Henry, il n'y a plus rien à boire
Le vampire vint à la hauteur de sa Majesté. Il regarda le corps inerte.
Henry :
- Vous devriez la lâcher
Prince :
- Je n'y arrive pas... Même vivante je n'y arrivais pas.. alors là... pour une fois qu'elle ne peut rien dire...
Machinalement, le Prince prit la peine d'essuyer le corps de la jeune fille avec les manches de sa chemise. Henry lui arrêta la main. Sa seignerie leva alors brusquement la tête avant d'envoyer derrière une grande haie le vampire. Il réapparut quelques minutes plus tard.
Henry :
- Depuis quand ?
Le vampire se rapprocha du Prince. Ce dernier sert tout contre lui la Princesse Peach.
Henry :
- Avec qui avez-vous fait un pacte ?
Prince :
- Peach...
Henry empoigna le Prince et l'expédia à son tour derrière une grande haie en disant :
- Lâchez-la à la fin elle est MORTE !
Il profita de l'éloignement du seigneur pour regarder la princesse.
Henry :
- Humm il est têtu...
Soudain, le Prince lui bondit dessus et lui décrocha un direct du droit qui brisa le nez du vampire.
Henry :
- *se tenant le nez d'une main et tentant de repousser le Prince de l'autre* Boudiou je pensais que ça vous aurait au moins assomé, mais vous allez vous calmer ! Je voulais bien être votre punching ball quand vous aviez les muscles attrofiés mais là... *esquivant un autre coup* Prince ! STOP ! *il attrapa sa majesté par le cou et le souleva dans les airs* Ca suffit maintenant ! Occupez-vous de Peach, elle est en vie !
Prince :
- *écrasant la main du vampire* Quoi ?
Henry :
- *reposant son adversaire en grimaçant* ; *à lui même* je n'en reviens pas il m'a brisé les os de la main et m'a détruit le nez, d'où tient-il cette force ? ; *au Prince* la balle ! Elle est passée à quelques centimètres du coeur mais elle est en vie, elle respire et je peux voir son sang circuler dans ses veines. Je vais vous ramener un médecin, j'en ai croisé un dans vos convives. Ne bougez pas d'ici.
Le Prince regarda le vampire s'éloigner et fonça directement au corps. Il s'agenouilla, posa sa joue près de la bouche de Peach. Elle respirait faiblement mais elle respirait. Il fit pression contre la blessure en espérant ne pas agraver le cas de la jeune femme. Il courut ensuite récupérer sa veste et la posa sous la tête.
Prince :
- *chuchotte* Peach, réveille-toi... Peach, allez, s'il te plaît ouvre les yeux... *soupire* Sigrid regarde-moi !
Rien n'y faisait, il soupira de nouveau et dans un souffle lâcha : "mon doux mensonge, je t'ai enfin retrouvé"
19 juillet 2008
Doux mensonge - Fin
Un grand jet d'eau le réveilla brusquement. Il sortit alors de son sommeil d'un bond ! Ne sachant plus où il était, il eut du mal à situer le haut du bas, la gauche de la droite, et vice versa. Il entendit des pas courir vers lui.
Latrine :
- Ohhhhhhh Mon Seigneur, je suis désolée, je ne vous avais pas vu, j'arrosais les plantes et puis...
Le Prince eut du mal à remettre ses idées en place. Il secoua sa chevelure comme un chien pouvait le faire en sortant de l'eau, se frotta les yeux, les ferma, les ouvrit, les referma, les réouvrit. En face de lui, une jeune femme brune aux cheveux mi-longs, portant des vêtements de misère le regardait d'un air inquiet de ses deux petites billes marrons.
Prince :
- Qu'est-ce que je fais là ?
Latrine :
- Vous avez du vous assoupir sur votre chaise longue Messire
Prince :
- Hein ? mais.. il fait jour
Latrine :
- Oui Prince, il est même 17h. Je pense que vous devriez vous mettre à l'ombre vous êtes rouges comme une écrevisse et je crains que vous n'ayez attrapé un coup de soleil
Prince :
- Mais... le bal.. Peach... la soirée...
Latrine :
- Je ne sais pas si Mon Seigneur est sorti hier mais point de bal il n'y a eu hier au château et point de bal il n'y a de prévu
Prince :
- *intrigué* Latrine quel jour sommes-nous ?
Latrine :
- Le 19 Juillet Messire
Prince :
- Quelle année ?
Latrine :
- ?_? et bien 2008
Prince :
- 2008 !
Latrine :
- Oui Mon Seigneur et cela depuis 7 mois !
Il passa une main sur son front humide et chaud. Avait-il rêvé ?
Prince :
- Où est Henry ?
Latrine :
- A cette heure, je pense qu'il doit dormir ou flâner dans la bibilothèque avec la Dame d'Honneur ou *elle eut un grand sourire* s'entretenir avec le troubadour
Prince :
- *inquiet* et la Princesse Morgane ?
Latrine :
- Une nouvelle prétendante ? Mes félicitations Messire !
Prince :
- Latrine, vous n'oseriez pas vous moquez de votre Prince ?
Latrine :
- Pas plus que d'habitude *elle toussote* Non jamais Mon Seigneur !
Le prince se leva pour tout de suite se rassoir, pris de vertiges.
Latrine :
- Ne bougez pas Messire ! Je vous l'avais bien dit, le soleil est néfaste.
Elle pose sa main sur son front, ses joues et ses bras. Sa peau est gelée mais provoque une sensation de bien être sur les rougeurs du Prince.
Latrine:
J'appelle le médecin, vous avez du être victime d'une insolation. Quelle idée aussi de s'endormir au soleil, vous devriez faire plus attention.
Tandis que Latrine part prévenir des valets et un médecin, le Prince ensuqué se sent vide. Il regarde près de la chaise longue et y trouve son lapin en peluche.O_ô Il le prend et le regarde.
Prince :
- Toi tu n'es qu'un lâcheur !
Il scrute les jardins et n'y voit que les jardiniers au travail entrain de sculpter les haies en forme de lapin, de sucette et autres gourmandises. Il se trouve bien enfantin d'un coup.
Un rêve, la réapparition de Peach, sa blessure, sa force surhumaine, ce n'était qu'un rêve ?!
La dame d'honneur fit alors son apparition un livre de recette à la main, chantant joyeusement.
Prince :
- Vous ici ?
Dame d'honneur :
- o_ô Et bien où voulez-vous que je sois ?
Prince :
- Dans votre appartemment !
Dame d'Honneur :
- Mon ? Vous comptez diminuer mon espace personnel ? Je me disais bien aussi que c'était trop beau en ce moment, vous m'appréciez et c'était même réciproque et voilà vous comptez m'enlever des pièces, alors ça ...
Prince :
- *interrompant la dame d'honneur* De quoi parlez-vous ?
Dame d'Honneur :
- Et bien de votre décision de réduire mes appartemments ! Dois-je aussi prendre en compte un quelconque déménagement aux étages supérieurs ?
Prince :
- Mais vous n'êtes plus au château !
Dame d'Honneur :
- *furieuse* Qu'est-ce que j'ai encore fait pour vous pousser à me mettre dehors !
Prince :
- *agacé* Mais je ne comprends plus rien ! Vous ne vivez pas en dehors du château avec votre dame de compagnie ?!
Dame d'Honneur :
- *rougissant* Prince, je sais que nous sommes dans un début idyllique elle et moi, mais ne mettez pas la charrue avant les boeufs, elle vient à peine d'eménager dans son propre logie ! D'ailleurs, je m'apprétais à aller en cuisine demander quelques gâteaux *large sourire*
Prince :
- C'était donc qu'un rêve u_u
Dame d'Honneur :
- Oh je vous en pries ! Si vous êtes si pressé de me voir disparaître d'ici vous n'avez qu'à me le dire !
Puis elle s'en alla,vexée, pour revenir sur ses pas furieuse et, donner un coup de poêle au Prince. Se frottant énergiquement la tête, sa Majesté était peinée d'avoir heurté la dame d'honneur. Il grimaça et passa sa main de nouveau dans ses cheveux quand il fut pris de vertige. Il décida alors de s'allonger sur sa chaise longue pour reprendre un peu ses esprits. Il leva le bras gauche où la flêche l'avait transpersé et du se rendre à l'évidence : aucune marque, aucune cicatrice n'était présente. Il soupira un grand coup avant de se dire à lui même :
- Ce n'était qu'un rêve... une douce illusion...
Il ferma les yeux pour y retourner car la réalité lui sembla bien trop cruelle.